A la suite du décès de mon grand frère Mody NIANG, je présente mes sincères condoléances à ses parents et amis ; prie pour que les Jardins du « Firdaws » (Paradis) soient sa dernière demeure (S 18 V 107, 108), et partage avec vous l’hommage que je lui avais rendu le samedi 21 décembre 2024 lors de la cérémonie de présentation de ses deux (2) livres consacrés à la Gouvernance de l’ex-Président Macky Sall.
« Messieurs les Professeurs Ndiack Fall, Boubacar Diop Bouba et Djibril Samb, Monsieur le Commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnel Boubacar Sadio, Monsieur le Docteur Abdoulaye Diallo Directeur de l’Harmattan Sénégal, Cher Grand frère Mody NIANG, Mesdames et messieurs les invités et les journalistes,
Je voudrais remercier le Docteur Diallo et Monsieur Mody NIANG d’avoir bien voulu m’inviter à cette cérémonie de présentation et de dédicace de ces deux derniers livres consacrés à la gouvernance de celui que l’écrivain appelle le « Président-politicien » et de m’offrir l’occasion de m’exprimer devant cette auguste Assemblée.
Je voudrais surtout rendre hommage publiquement à mon grand frère Mody NAING, un homme exceptionnel, qui par ses écrits, m’a notamment permis d’être du nombre des sénégalais qui, grâce à lui, ont une bonne compréhension de l’histoire de la gouvernance éthique de notre pays.
J’ai rencontré le grand frère Mody NAING, pour la première fois, le 08 octobre 2014, par l’entremise d’un Colonel de la Gendarmerie nationale qui était avec lui à l’OFNAC. Le Colonel Malick NIANG, ici présent.
Il faut dire que bien avant cette rencontre, j’avais acquis une grande estime pour ce grand Monsieur que j’avais fini de classer, sur la base des contenus de ses contributions et de ces livres, dont quelques-uns avaient déjà une place privilégiée dans ma bibliothèque, comme un homme d’honneur, un homme d’excellence, intègre, véridique, courageux, persévérant et d’une parfaite honnêteté intellectuelle. En fait toutes ces belles qualités morales ne faisaient que soutenir son patriotisme qui le contraignait, au prix de lourds sacrifices, à écrire pour informer, conscientiser, alerter et conseiller au travers de recommandations toujours pertinentes.
Malgré la perpétuation du système de mal gouvernance ou des tares de la gouvernance des affaires publiques depuis l’indépendance, le grand frère Mody Niang, en croyant doté de la foi véridique, ne s’est jamais découragé. Aussi, de Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, il a contribué à notre information et à l’éveil de nos consciences, avec le constant espoir de l’avènement du véritable « Sopi » (changement) qui se traduirait par une gestion patriotique des affaires publiques mettant le peuple au centre des préoccupations gouvernementales et priorisant les actions développantes et la satisfaction des besoins primaires des populations les plus démunies.
« L’héritage politique de Léopold Sédar Senghor : entre ombres et lumières » ; « Abdou Diouf : 40 ans au cœur de l’Etat socialistes au Sénégal » ; « Maitre Wade et l’alternance : le rêve brisé du Sopi » ; « Qui est cet homme qui dirige le Sénégal » ; « Un vieux président face à lui-même : autoglorification, affabulations et calomnie »s ; « Le clan des Wade : accaparement, mépris et vanité » ont constitué la très riche production du grand frère Mody Niang, qui a été fort heureusement complétée par cinq (5) autres livres constitués essentiellement du regroupement de ses importantes contributions sur la gouvernance des régimes qui se sont succédé depuis l’indépendance et que les médias publiaient au grand bonheur des lecteurs.
Nous avons l’honneur de découvrir aujourd’hui les deux livres consacrés à la Gouvernance du « Président politicien » après les deux sur « la gouvernance des Wade » et celui sur les « vingt (20) ans de gouvernance socialiste ».
Je voudrais, Cher grand frère vous remercier pour votre inestimable contribution à notre enrichissement intellectuel et pour avoir été pour nous un modèle. Alors que beaucoup de citoyens de votre génération se taisait, préférant au mieux s’indigner en catimini, vous avez osé écrire pour remplir votre devoir de citoyen mais aussi votre obligation de croyant musulman devant combattre toutes ces mauvaises pratiques gouvernementales et ces malversations des agents de l’Etat qui, sans aucun doute, déplaisent à Dieu.
Vous avez donc été notre inspirateur et en tant que membre du Corps militaire, où le patriotisme peut pousser au don de la vie, nous avons compris, en tant qu’Officier ayant retrouvé sa pleine citoyenneté, après son admission à la retraite, qu’il fallait que nous vous rejoignions résolument dans le champ du combat pour une gestion patriotique des affaires publiques qui devait passer par la perte du pouvoir de ceux qui avaient choisi de perpétuer le système de mal gouvernance.
Vos livres et vos contributions font partie des sources principales de notre prise de conscience des conséquences néfastes de la mal gouvernance qui n’est qu’un volet de la crise morale tridimensionnelle que traverse notre pays depuis très longtemps. Dans votre livre « Le clan des Wades : accaparements, mépris et vanité » que vous m’aviez offert lors de notre première rencontre, j’avais lu dans l’avant-propos l’extrait qui va suivre, et qui a été déterminant dans notre décision d’écrire sur la crise morale au Sénégal.
Vous avez écrit, je cite « Au moins demain, mes enfants et mes petits-enfants, auront peut-être l’opportunité et la fierté de dire "Quand notre pays traversait l’une des heures les plus graves de son histoire et prenait inéluctablement le chemin du gouffre et que nombre de nos compatriotes ont choisi de se refugier dans un silence coupable, notre père, notre grand-père a fait montre, à maintes occasions, de sa capacité d’indignation ». Ce ne serait pas déjà très mal. » fin de citation.
Comme vous, j’ai donc voulu laisser à mes enfants et petits-enfants, l’image d’un homme qui aura réfléchi courageusement et objectivement sur l’un des plus grands fléaux que constitue la crise morale avec ses trois volets que sont la mal gouvernance, la crise morale au sein de la Communauté musulmane et la corruption des rapport sociaux, et qui aura contribué modestement à la victoire du 24 mars 2024.
Prenant donc exemple sur vous, j’ai écrit pour contribuer à mettre fin au système de mal gouvernance marqué principalement par une minorité qui s’enrichi éhontément au détriment d’un Etat, délégataire du peuple souverain, qui n’arrive pas de ce fait, à satisfaire les besoins primaires des populations, victimes collatérales de toutes ces malversations commises sciemment pas des serviteurs de l’Etat qui sont en réalité des croyants « égarés », au sens coranique du terme, pas diverses passions alimentées par les vices susmentionnées.
La mal gouvernance et la crise morale au sein de la communauté musulmane, dont la perpétuation est essentiellement imputable aux leaders étatiques et aux leaders religieux, ont été les principaux inducteurs de la corruption des rapports sociaux par des vices tels que la déification des richesses matérielles, le mensonge, l’hypocrisie, l’égoïsme, l’injustice et l’iniquité ainsi que la méchanceté, la jalousie et l’envie souvent opérationnalisées par des actes maléfiques comme le maraboutage.
Cher grand frère Mody NIANG, vous avez donc été l’un de mes principaux inspirateurs, celui qui m’a aidé à comprendre que la crise morale devait être combattue par tous les patriotes et croyants soucieux du bon devenir de notre pays, car elle est une destructrice de développements personnels, de bonne ambitions patriotiques, de paix et de cohésion sociale, ainsi qu’une entrave à l’optimisation de la vitesse d’évolution de notre pays vers un niveau de développement socioéconomique qui permettrait de satisfaire les besoins primaires de toutes les populations.
Cher Doyen Mody NIANG, vous avez rendu fiers vos enfants et vos petits-enfants, mais aussi vos amis et tous ces sénégalais qui ne ratent aucune de vos contributions et interventions télévisées ou audiovisuelles. Assurément, vous n’avez plus rien à prouver en terme de patriotisme, et notre plus ardent souhait est, qu’un jour que j’espére proche, ceux qui ont actuellement l’honneur de gouverner notre pays, reconnaissent solennellement votre importante contribution au départ le 02 avril 2024, des perpétuateurs du système de mal gouvernance et à l’avènement d’une jeune équipe qui devrait pouvoir apporter enfin le vrai « Sopi », en gouvernant patriotiquement, en s’évertuant à minimiser le plus rapidement possible les difficultés des populations et en essayant, courageusement, d’inscrire le pays dans la voie, de la construction d’une « Nation souveraine, juste, prospère et ancrée dans des valeurs fortes ».
Pour terminer, je voudrais rendre hommage à tous ceux qui vous aiment et qui très certainement se sont inquiétés à plusieurs reprises en vous voyant sacrifier une partie de votre santé pour alerter, conscientiser et conseiller.
Que Dieu vous garde encore longtemps avec nous, pour que vous pussiez continuer à inspirer de nombreux sénégalais et accompagner nos jeunes gouvernants, qui doivent cependant comprendre que pour optimiser la vitesse de « transformation systémique » du pays, ils doivent transformer ou reformater les cœurs et les esprits qui sont les sources de toutes les bonnes et mauvaises œuvres, et donc prioriser la lutte contre la crise morale, en rapport avec toutes les forces vives du pays, notamment les guides religieux
Merci pour votre aimable attention.


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