Il est dit que « dans le domaine de l’édition, les bonnes feuilles (référence aux feuilles d’un livre) sont un extrait d’un livre récemment publié ou sur le point de l’être, que le service de presse de la maison d’édition fournit à un ou plusieurs titres de presse écrite pour le reproduire, à des fins promotionnelles ».
Cet article ne constitue donc pas des « bonnes feuilles », mais il lui ressemble, pour la simple raison qu’en partageant in extenso la « Conclusion » de la « Lettre ouverte aux hauts commis de l’État » autour de laquelle nous avons bâti le « Livre 2 sur la crise morale au Sénégal », nous conseillons l’acquisition de ce « Livre » à tous ceux qui sont intéressés par nos articles publiés ces derniers mois1, par les principes d’exercice de l’autorité (gouvernance, commandement, direction) ou par la manière dont notre pays a été gouverné depuis la crise politique du 17 décembre 1962, principalement sous l’angle du respect de la sacralité des ressources appartenant au peuple. En dehors de tout esprit mercantile., nous sommes convaincu que ce « Livre 2 » est vraiment utile, non seulement pour tous les « hauts commis de l’État » à qui la « Lettre ouverte » a été adressée, mais surtout pour les jeunes cadres au service de l’État, car il est le réceptacle de diverses réflexions engagées honnêtement, dans divers domaines, par un Homme qui a été au service de l’État pendant près de quarante (40) ans, avec trente-cinq (35) années dans des positions de « Chef » ou de « Leader ».
Au-delà du fait que ce livre comporte une synthèse ou un résumé du « Livre 1 » intitulé « Crise morale au Sénégal : expressions, causes, conséquences et esquisses de solutions », il y a les huit (8) « Pièces jointes » suivantes qui ont été largement développées : « Notre conception de l’éthique du Président-croyant de la République du Sénégal » (1) ; « Quelques aspects de l’éthique des hauts responsables au service de l’État » (2) ; « Le leadership » (3) ; « Le patriotisme » (4) ; « La persistance de la mal gouvernance malgré des engagements, des promesses et des propositions patriotiques » (5) ; « L’accord de Cotonou ou les accords de partenariat économiques (APE) : outil de perpétuation d’une domination économique » (6) ; « L’afropatriotisme pour l’intégration politique du Continent » (7) ; « Les relations de la France avec ses anciennes colonies d’Afrique noire : le temps des vraies indépendances » où il est question des « dé-néocolonisation » monétaire, linguistique et spirituelle (ou contre l’ethnocentrisme occidental).
La spécificité dans le traitement du « Leadership » et du « Patriotisme » est que, le livre étant principalement destiné à des citoyens appartenant à un peuple qui a constitutionnellement consacré sa croyance en Dieu à travers la prestation de serment du Président de la République qui « jure devant Dieu et devant la Nation sénégalaise », nous les avons abordés sous l’angle des données universelles adaptées par les expériences que nous avons accumulées dans l’exercice de nos différents commandements, et suivant l’acception religieuse, en mettant en exergue les versets coraniques et bibliques ainsi que les hadiths qui y sont relatifs. Pour le « Leadership » nous avons regroupé les versets coraniques et bibliques ainsi que les hadiths en dix-huit (18) domaines avec une formulation combinatoire des versets et hadiths retenus pour chaque domaine de l’exercice de l’autorité.
Par ailleurs, notre devoir en tant que croyant est de lutter, en fonction de nos moyens et de notre pouvoir, contre le mal, contre tout ce qui cause des dommages aux personnes physiques et morales ainsi qu’à l’environnement et aux utilités communes (Infrastructures et autres moyens par lesquels l’État assume ses charges régaliennes) et de participer modestement au combat pour rendre les gens meilleurs 2 ou pour pousser les croyants au « retour vers Dieu » dont la « Parole est amour, vérité, justice et équité ». Là, est la seule chose qui motive nos efforts dans le domaine de la conscientisation et c’est ce que nous voudrions que ceux qui se donneront la peine de lire cet article comprennent.
Cette « Conclusion » de la « Lettre ouverte aux hauts commis de l’État » que nous avons le plaisir de partager se trouve dans les pages 209 à 211 du « Livre 2 » paru chez l’Harmattan en août 2023, en même temps que le « Livre 1 » et le « Livre 3 » construit autour d’une « Lettre ouverte aux guides religieux », parce que nous sommes convaincu du fait que « la crise morale est aussi une crise de leadership » et que, le jour où les « hauts commis de l’État » et les « Guides religieux » seront, dans leur écrasante majorité », des leaders exemplaires car patriotes et dotés d’une foi véridique, nous vivrons dans une « société vraiment vertueuse » où chaque citoyen aura la ferme volonté de se battre contre lui-même pour pouvoir fonder ses rapports avec ses concitoyens, avec les personnes morales (l’État, les Organismes employeurs et les Communautés d’appartenance), avec l’environnement et avec les utilités communes sur « l’amour, la vérité, la justice et l’équité ».
La septième (VII.) partie de la « Lettre ouverte aux hauts commis de l’État », avant la « Conclusion » est relative aux « Perspectives : choix du Président de la République pour 2024 » où il est question de : « Pourquoi le Président du « quatrième régime » n’a pas pu respecter ses promesses de changement d’ordre éthique ? » (1.) avec « La première raison liée à son passé politique et à sa personnalité » (a.) et « La deuxième raison liée à la personnalité de ses partenaires » (b.) ; « Une élection inclusive, libre, paisible et transparente » (2.) ; « Perspectives : les « ambitions secondaires » du Président de la République en vue des ruptures d’ordre éthique » (3.), et « Du devoir de réparation » (4.).
Voici in extenso, la transcription de cette « Conclusion ».
Conclusion.
Monsieur le Président de la République, mes chers compatriotes
Pour conclure, nous voudrions dire que si le Président Mamadou Dia, mettant les intérêts du Sénégal et de l’Afrique au-dessus de sa propre personne, avait dit qu’il n’avait gardé aucune « rancune personnelle » contre le Président Léopold Sédar Senghor, mais qu’il n’avait pas pu lui pardonner les conséquences négatives que cette rupture de 1962, née de sa volonté de « régner…de façon personnelle sur le Sénégal » avait induites sur l’évolution de notre pays, avec notamment l’émergence de « nouvelles dépendances » de l’ancien colonisateur et des Institutions financières mondiales (FMI et Banque mondiale), tous les Sénégalais qui doivent reconnaissance et respect à tous les fils du pays qui l’ont globalement gouverné jusqu’à ce jour, dans la paix, le bon ordre et la cohésion sociale, auraient légitimement le droit de dire qu’ils peuvent difficilement pardonner aux gouvernants qui se sont succédé depuis ce douloureux événement de 1962, d’avoir sciemment perpétué ce mode de gouvernance fortement marqué par un déficit de patriotisme dont le « sous-développement mental » a été l’un des aspects le plus retardateur et avilissant.
Ce que nous voulons et proposons c’est qu’au travers de l’idée de cette « opération vérité, engagement patriotique, repentance, réparation, pardon et réconciliation », tous les Sénégalais-croyants qui ont été les victimes de la mal gouvernance pardonnent à ceux qui ont abusivement profité de leurs positions et de leurs relations avec les pouvoirs, afin que le Sénégal puisse s’inscrire dans une nouvelle dynamique où personne, y compris les repentis parmi lesquels il y a certainement des Hommes valeureux et plein d’expérience, ne sera exclue du service de l’État et de la marche du pays qui a besoin de tous ses fils. Cette dynamique permettrait de mettre fin à cette division en deux du pays, inductrice d’intempérance et d’esprit d’accaparement, évoquée lors de sa leçon inaugurale de 2005 par feu le juge Kéba Mbaye. Il avait dit : « Hélas, le 17 décembre 1962, ils se sont brutalement séparés. Avec eux, notre pays, a été divisé en deux : les « amis de Mamadou Dia » et les autres. Les premiers étaient éloignés de tout, s’ils n’étaient pas simplement mis en résidence surveillée ou incarcérés. » « Après ces évènements, j’ai eu le sentiment très net que depuis lors, les Sénégalais, à tort ou à raison, instruits de ce qui semble être la doctrine des autorités qui les dirigent, la confiance en leurs seuls hommes supposés fidèles et non à tous les Sénégalais compétents, se sont déterminés à prendre une assurance contre les aléas de la vie politique de notre pays. Cette assurance vous le devinez, consiste à se prémunir contre des jours futurs durant lesquels on est écarté de sa « place » ou de tout. Elle conduit, quand on est encore dans une bonne « place », à rien d’autre qu’à la recherche de biens par tous les moyens, d’où la déviance vers l’enrichissement illicite, le « giiros », la corruption sous toutes ses formes, l’absence de l’amour de la nation. »
Tout compte fait, seul l’avènement de leaders d’un genre nouveau, parce que réellement patriotes, fermes dans la défense des intérêts des peuples mais humains et rassembleurs pourra sortir les pays africains en général et le Sénégal en particulier de ce néocolonialisme qui les maintient dans le sous-développement économique et dans les divisions retardatrices pour d’étroits intérêts nationaux ou communautaires, car seuls des patriotes, qui aiment plus que tout et plus qu’eux-mêmes leur pays, vont gérer de manière vertueuse les biens qui leur seront confiés, accepteront de manière inconditionnelle la primauté des intérêts des pays africains sur tous les autres intérêts étrangers et œuvreront résolument, en toute intégrité, pour la fin de la balkanisation et l’indépendance politique, économique et militaire du Continent, condition sine qua non de sa grandeur et d’un bonheur durable des peuples africains.
C’est donc un changement de mentalité qui s’impose pour une union politique des pays africains en commençant par l’unité au sein des cinq (5) régions dont l’Afrique de l’Ouest (avec la CEDEAO). Cependant, cette unité politique ne sera possible que, si dans chacun des pays, le Chef de l’État et ceux qui l’accompagnent sont des patriotes, vertueux et « afropatriotes » qui veilleront scrupuleusement au respect des règles et principes de l’État de droit, des droits de l’homme, de la démocratie, de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Au Sénégal, une conscientisation des adultes, une « éducation sociale, morale et civique » des jeunes, adaptées par la prise en compte de nos « valeurs culturelles traditionnelles » et les prescriptions éthiques portées par le Coran et la Bible, en tout ce qui n’est pas antinomique avec les lois et règlements de la République laïque, se trouvent être la solution la plus efficace pour l’effectivité de ce changement de mentalité. La religion devra enfin être un atout et non un frein au développement du pays pourvu seulement que les croyants sachent exploiter la pureté des valeurs et des idéaux d’ordre éthique qui permettent de cultiver la haine des vices dont le fatalisme et l’amour des vertus, du travail et de la commission des « bonnes œuvres ».
Les réflexions sur le « Leadership » et le « Patriotisme », du point de vue des prescriptions coraniques et bibliques d’ordre éthique, disponibles en « Pièces jointes Nos3 et 4 » devraient pouvoir convaincre de la pertinence de cette orientation fortement suggérée aux gouvernants et aux hauts responsables au service de l’État du Sénégal. Elles mettent en exergue des principes et des règles d’ordre éthique, portés par les deux livres sacrés, pouvant sans aucun doute, aider chaque leader, à cultiver son sentiment patriotique et « afropatriotique » et à donner le meilleur de lui-même pour bien tenir son rang afin de pouvoir optimiser sa contribution au bonheur collectif par AMOUR, synonyme d’altruisme et de disponibilité au sacrifice pour les autres et pour son pays.
Tout en vous remerciant pour avoir pris de vote temps pour nous lire, nous vous prions d’agréer Monsieur le Président de la République, mes chers compatriotes l’expression de ma haute considération et de mes sentiments respectueux. Que Dieu vous bénisse, éveille vos consciences, vous soutienne et vous inspire pour le reste de votre vie, que je souhaite longue, pleine de santé et rayonnante, pour votre bien mais surtout pour le bien du Sénégal et du Continent africain. »
NOTES :
1 : Quelques-uns des articles que nous avons fait publier depuis le…. Dans le cadre de la conscientisation pour un changement de mentalité, prélude à la sortie du pays de la crise morale : « Changeons de mentalité » (07.10.2024) ; « Appel pour la guérison d’une fracture vieille de 62 ans » (27.11.2024) ; « Transformation des cœurs et des esprits pour réussir la transformation systémique du pays » (25.12.2024) ; « A la haute attention des citoyens africains » (10.02.2025) ; « Plaidoyer pour le « Juboo » » (03.04.2025) ; « Des attentes et des recommandations patriotiques » (23.04.2025) . Tous ces articles sont disponibles dans le site web de l’Initiative citoyenne Jog ngir Senegaal (https://www.jogngirsenegal.sn ) dans le Blog et « la Page de Tabou ».
2 : « Tous les leaders croyants qui ne doivent pas s’allier avec les transgresseurs ou rebelles à la Parole de Dieu, doivent cependant être prompts à reprendre, à conseiller ou à conscientiser pour rendre les gens meilleurs ou les sortir de leur égarement en se conformant aux versets 7 à 9 du Chapitre 33 du Livre prophétique Ezéchiel : «7Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle (…). Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part. Quand je dis au méchant : Méchant, tu mourras ! si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa voie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang. 9Mais si tu avertis le méchant pour le détourner de sa voie, et qu’il ne s’en détourne pas, il mourra dans son iniquité, et toi tu sauveras ton âme »
Par ailleurs, un hadith nous dit que « Si l’un d’entre vous voit ce qui déplait à Dieu, qu’il le combatte de ses mains ; si cela ne lui est pas possible, que ce soit par la langue, et si cela encore ne lui est pas possible, que ce soit avec son cœur, c’est là le minimum imposé par la foi » et l’adage wolof qui dit : « Maag xamoon nako, maag waxoon nako moo geen » commande que tous les ainés disent ce qu’ils croient pouvoir être bénéfique ou prévenir un mal.
05 mai 2025
Colonel (er) Tabasky DIOUF
Grand Officier de l’Ordre national du Lion et Commandeur de l’Ordre du mérite
Membre fondateur de l’Initiative citoyenne Jog ngir Senegaal.


Superbe…un veritable vade-mecum qui profiterait bien aux décideurs.. JAJEFFETTI
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