Pour une campagne de conscientisation : Prélude au « juboo » (partie 2)

20 mai 2026 | 0 commentaires

DEUXIÈME PARTIE : « L’INDISPENSABLE RÉCONCILIATION ».

Si c’est en toute vérité que la reddition des comptes est conduite, les vérités sur les événements de 2021 à 2024 recherchées et la justice sur les crimes contre l’humanité administrée, alors la campagne de conscientisation devrait induire un sursaut de patriotisme, un éveil des consciences et un retour vers Dieu, qui seraient matérialisés par des repentances, des demandes de pardon, l’apaisement des cœurs des victimes et des héritiers des personnes disparues, des réparations de la meilleure manière possible, la revivification de l’injonction « aime to prochain comme toi-même » ou « souhaite à ton prochain ce que tu souhaites à toi-même », la guérison de cette « confiance clanique » ou de cette fracture vieille de plus de 63 ans qui a été la cause principale du déficit d’amour de la Nation et de la course vers l’enrichissement illicite. Alors, les gouvernants pourront prendre des mesures concrètes pour que la réconciliation soit effective.

Ce sursaut de patriotisme, cet éveil des consciences et ce retour vers Dieu permettront donc aux gouvernants de se tourner résolument vers la réconciliation (« Juboo ») et de prendre des mesures pour que le tryptique  « Jub-Jubal-Jubanti » soit complété par le « Juboo », car comme l’avait dit le 13 février 2025, le  Khalife général des Tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour c’est ça la seule condition « pour un Sénégal prospère, toujours envié et stable », gouverné et administré  par des leaders ayant irréversiblement acquis la sagesse totale et qui ont sous leur autorité des agents vertueux guidés spirituellement par de vrais chefs religieux respectueux des doctrines musulmane et chrétienne dans toute leur pureté.

Cette réconciliation serait facilitée par la reconnaissance de « la main de Dieu » dans l’élection du Président de la République, que feu le Président du Conseil constitutionnel avait évoquée lors de sa prestation de serment. En effet des leaders, guidés par la Parole de Dieu dans leur réflexion, comprendraient, que tout ce qui est arrivé depuis février 2021 (pas avant) est une série de faits constitutifs d’une manœuvre (au sens positif du terme) du Tout Puissant qui, aimant le Sénégal, voulait mettre fin au système de mal gouvernance en consacrant ce « grand bien » qui est l’arrivée au pouvoir de jeunes patriotes qui n’avaient pas participé à sa perpétuation depuis la crise politique du 17 décembre 1962, sous la conduite de M. Bassirou Diomaye Faye et non de M. Ousmane Sonko qui a pourtant été le principal candidat du parti des PASTEF.

En tant que croyants, nous pouvons aisément admettre que c’est de cette douloureuse histoire des événements tragiques de 2021 à 2024 qu’est né ce « grand bien », car Dieu, qui est à la manœuvre et ne se trompe jamais, a voulu que tout ce qui s’est passé depuis février 2021, se déroule comme tel. Ce changement de régime ayant été opéré par la volonté de Dieu, il importe que le PR et ceux qui l’accompagnent dans la gouvernance du pays réfléchissent en tant que des croyants pour déchiffrer le message du Créateur, porté par l’orchestration de tous ces événements, et savoir ce qu’Il attend d’eux au sujet de la gouvernance du pays dont l’objectif ultime (« end state ») doit être de maximiser le bonheur des populations.

Dieu qui aime « ceux qui combattent dans Son chemin, en rang serré, pareils à un édifice renforcé » a montré à plusieurs reprises son amour pour le Sénégal, en le sortant des situations les plus dangereuses. Notre intime conviction est que l’Unique Pourvoyeur n’attend  que « Sa Parole » soit le vecteur directeur de la conduite de l’écrasante majorité des citoyens, notamment des leaders étatiques, religieux, coutumiers, familiaux et autres du secteur privé, et que la guérison des maladies spirituelles du plus grand nombre de citoyens sénégalais soit effective, pour optimiser son soutien aux actuels gouvernants qui ambitionnent de bâtir cette « Nation souveraine, juste et prospère et ancrée dans des valeurs fortes ».

Autrement dit, nous sommes convaincu que « Suñu manko luñu wutti amko »1 et « suñu juboo Yalla japle ñu, te ku Yalla japle nga am ndam » pour dire que : unis ou solidaires nous obtiendrons tout ce que nous rechercherons et si nous nous réconcilions, Dieu nous soutiendra, et quiconque a Dieu comme partenaire, sort toujours vainqueur de toutes les situations. La réconciliation est donc un impératif si nous voulons mobiliser l’immense majorité des citoyens dans des activités développantes et optimiser la vitesse de construction de cette « Nation ». C’est pourquoi nous avons depuis le 3 avril 2025 fait le plaidoyer de la réconciliation au travers d’un article intitulé « Le plaidoyer pour le « Juboo » ».

Par ailleurs, pour que le Peuple sénégalais ne connaisse pas un troisième rêve brisé, celui du « Projet »,  après ceux du « Sopi » et du « Yoonu Yookute », notre humble conviction est qu’il importe, comme nous l’avons indiqué dans notre article (« L’après-Téra-meeting : un tourant décisif ») publié le 19 novembre 2025, que tous les responsables du parti des PASTEF, qui voudraient conserver le pouvoir jusqu’en 2050, soutiennent sans réserve le PR dans son devoir et sa volonté de consolider l’unité nationale et de réconcilier tous les sénégalais comme il l’a affirmé dans ses discours à la Nation des 03 avril 2024, 31 décembre 2025 et 03 avril 2026. Le PR s’était d’abord engagé à « tendre la main à toutes et à tous, pour rassembler, rassurer, apaiser et réconcilier, afin de conforter la paix, la sécurité et la stabilité indispensables au développement économique et social de notre cher pays », avant de signaler que « rien ne primera sur l’intérêt général » ; que «  rien ne sera jamais placé au-dessus de la paix, de l’unité et de l’intégrité du Sénégal » et que « c’est ensemble, dans l’unité, le travail et la discipline républicaine, que nous continuerons à écrire l’histoire du Sénégal ».

Soutenir le PR loyalement c’est être fidèle à sa vision, notamment aux relations qu’il veut établir avec les partenaires étrangers et les organisations internationales dont le FMI, et comprendre qu’il est au Sénégal le plus digne de respect, car c’est lui que les sénégalais ont choisi comme leur guide vers des lendemains meilleurs. Ce soutien loyal doit aller jusqu’au terme des deux (2) mandats qu’il a légalement la possibilité de faire. Toute autre orientation du parti des PASTEF pourrait lui faire perdre le pouvoir en 2029 et briser le rêve qui a été suscité par le « Projet » à la suite du « Sopi » et du « Yoonu Yookute ».

Nous avions dans l’article susmentionné appelé respectueusement l’attention du Président de la République sur son devoir de vigilance contre les alliances prématurées avec des responsables des anciens régimes qui auraient des comptes à rendre du fait de leur éventuelle implication dans les spoliations ou dans la commission des crimes contre l’humanité. Si la campagne de conscientisation arrive à induire une forte dynamique de repentances sincères, le champ des alliances pourra alors être élargi, autour de la primauté à donner aux intérêts du pays, de l’implémentation du « Projet » et des nouvelles ambitions embrassées par le PR au contact des réalités du pouvoir et compte tenu des exigences de l’héritage que lui a laissé par son prédécesseur.

Consolider l’unité nationale ; fédérer les expériences et les compétences » ; Instituer une gouvernance nécessairement sobre et vertueuse ; réformer l’Administration pour la rendre plus efficace avec un fort souci des clients que sont les administrés, les producteurs et tous les autres acteurs économiques ; éveiller la conscience des serviteurs de l’Etat afin qu’ils puissent incarner les principes de « Jub, Jubal jubanti » ; réduire drastiquement le train de vie de l’Etat pour différer les revendications salariales et indemnitaires émanant des divers syndicats, et massifier le camp de la mouvance présidentielle afin que des gens des anciens régimes qui rêvent de ressusciter le système de mal gouvernance ne puissent pas revenir au pouvoir en 2029, sont des nobles objectifs que tous les patriotes qui placent les intérêts du pays au-dessus de leur ambition personnelle, devraient soutenir loyalement.

CONCLUSION GÉNÉRALE

Les dernières sorties de l’ex-PR Macky Sall, candidat au poste de Secrétaire général de l’ONU lui ont permis d’évoquer la loi portant amnistie et les responsabilités de l’opposition d’alors dans les troubles à l’ordre public, et d’insister sur son devoir de faire face pour la protection des Institutions. Cette ferme position de l’ex-PR et toutes les nouvelles révélations faites dans le net et les réseaux sociaux concernant les événements qui ont été déclenchés seulement en 2021, nous confortent dans notre approche.

Cependant, il importe d’affirmer qu’il serait inutile de lancer cette campagne de conscientisation si les décideurs et ceux qui les accompagnent dans la gouvernance des affaires du pays ne sont pas convaincus du fait que la réussite de la transformation systémique du pays est subordonnée à la transformation des cœurs et des esprits et n’ont pas décidé individuellement et collectivement de changer de mentalité, de retourner vers Dieu et de fonder la gouvernance du pays sur l’amour, la vérité, la justice et l’équité.

Ce mode de gouvernance commande l’obligation de faire preuve de sobriété, de modestie, d’humilité, de respect, de disponibilité, d’esprit d’inclusion et de concertation avec les citoyens, les partis politiques, les employeurs et les syndicats de travailleurs qui sont des partenaires de l’Etat pour le respect des principes et des règles garantissant son bon fonctionnement et pour le dépérissement du sentiment d’injustice alimenté par une République qui vit au-dessus de ses moyens et qui, en toute vérité, a fait preuve d’une lenteur excessive dans la réduction de son train de vie 2. Il commande aussi du courage et une aptitude à bien formuler, présenter et piloter les changements exclusivement dictés par le bien du pays.

Enfin nous affirmons que les recommandations patriotiques contenues dans cet article et celui qui le précède s’inscrivent dans l’esprit des réflexions sur la crise morale au Sénégal contenues dans des livres parus en août 2023 et où sont notamment évoqués : la « vraie indépendance » qui commande un changement des mentalités ; les « dé-néocolonisations monétaire, linguistique et spirituelle » ; la nécessité d’avoir un PR fédérateur à partir de 2024 pour notamment guérir cette fracture entre les élites politiques qui est la cause profonde de la course vers l’enrichissement illicite ; le « devoir de réparation » concernant les biens spoliés ; la recherche des vérités concernant les crimes contre l’humanité pour indemniser ; sanctionner pénalement ceux qui ont commis les infractions les plus graves ; prendre des sanctions administratives et disciplinaires contre certains agents des Forces de Police (FdP), et prendre en toute connaissance de cause des lois et des règlements qui renforceraient l’autorité de l’Etat et permettraient que les spoliations commises depuis le 17 décembre 1962 et les mauvaises choses commises par des politiciens, des fonctionnaires loyalistes, des manifestants et des agents des FdP entre 2021 et 2024 ne puissent plus se produire au sein d’une société sénégalaise qui deviendrait vertueuse.

NOTE :

1 :   La victoire à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football en 2022 est intervenue après de nombreux échecs dont celui de 2002 en quart de final et celui de 2018 au premier tour, en total contradiction avec son classement FIFA. En 2022, il y a eu pour la première fois ce fameux slogan « Manko Wuti Ndam li ». En tant que croyant nous sommes convaincu que c’est parce que les sénégalais, dans leur écrasante majorité, étaient unis derrière leur équipe et l’ont clairement affirmé, que Dieu a permis que l’équipe remporte la coupe. Au contraire l’élimination du Sénégal en quart de final de la coupe du monde de 2002 serait le produit de rivalités interreligieuses. Une minorité, qui n’avait rien compris, avait offensé une confrérie en voulant attribuer la bonne prestation de l’équipe au guide d’une confrérie.

2 :   Nous avons dans un article « Attention à la poursuite de agencialisation », publié depuis le 30 août 2024 évoqué la réduction du train de vie de l’état avec la diminution du nombre des Agences, l’allégement de l’architecture de l’Administration, la remise en cause de nombreux privilèges indûment ou abusivement accordés à de nombreux serviteurs de l’Etat.

Le 20 mai 2026

Colonel de Gendarmerie (er) Tabasky DIOUF
Grand officier de l’Ordre national du Lion et Commandeur de l’Ordre du Mérite
Membre fondateur de l’Initiative « Jog Ngir Senegaal »

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